jeudi 11 janvier 2018

Message à carctère informatif - Comment bien se laver

Salut Poiscaille !
Ça fait longtemps, dis donc. J'espère que tu te portes bien !

Moi bof, mais bon je vais pas t'étaler ma life pour le plaisir de chouiner. Bref !

Ces derniers temps, j'ai vu passer des articles ou des blagues sur le nettoyage du corps, du coup j'ai eu envie de t'en parler parce que visiblement y'a des gens qui déblatèrent pas mal de choses, comment dire... à côté de la plaque.

Alors céparti.




A quelle fréquence se laver le corps ?

Tu ne le sais peut-être pas, mais la douche ou le bain tous les jours, c'est effectivement mauvais pour la peau.
Ça peut être dû à une eau trop calcaire, trop chaude, ou à l'excès de savon. Se laver tous les jours enlève les protections naturelles de la peau. Résultat : une peau agressée et sans défense ne va pas bien se porter.

Alors, je vais pas vraiment te dire à quelle fréquence te nettoyer le popotin, à toi de voir en fonction des besoins de ton corps. Une seule chose est sûre : tu peux zapper la douche plusieurs fois dans la semaine.

Quelles parties du corps doivent être lavées ?

Cela dit, certaines parties du corps, les plus odorantes, ont besoin d'un récurage, évidemment. Pour éviter les douches tous les jours, tu peux donc te laver une fois sur deux avec bassine et gant de toilette les aisselles, les parties génitales et les pieds, avec de l'eau tiède (avec ou sans savon, mais c'est mieux sans).

Concernant les parties génitales, si tu as une vulve tu peux avoir plus d'info avec mon article ici.
A ne pas oublier, l'anus est également une muqueuse, donc vazy mollo sur le savon agressif ou l'eau trop chaude.




Mais j'aime les douches méga chaudes !

C'est pas moi qui vais te jeter la pierre, j'adore les douches très chaudes (surtout en hiver). Malheureusement, l'eau très chaude décape les défenses naturelles de la peau aussi sûrement que le savon. Mieux vaut l'eau tiède tristesse et un temps sous l'eau court horreur, malheur.

Et quid du savon alors ?

Déjà, tout le monde ne supporte pas le savon. Certaines personnes y sont allergiques et doivent utiliser du savon "sans savon".
Tu peux en trouver des exemples ici si tu en as besoin, à titre indicatif.

Une chose est sûre, le corps n'a pas besoin de savon tous les jours pour que la peau se porte bien. Tu peux même éviter le savon en utilisant des poudres comme le Rhassoul, qui te laveront tout en respectant ta peau ! L'avantage du Rhassoul : tu peux même te laver les cheveux avec ça.

Et le visage dans tout ça ?

Le visage a besoin de soins différents du corps. La peau y est plus fragile, surtout autour des yeux. A toi de trouver la routine qui te conviendra, avec ou sans nettoyage au savon, avec ou sans sérum, avec ou sans crème...
C'est un chemin parfois long de trouver les produits et les gestes qui te conviendront, d'autant plus que le changement de saison n'aide pas. Courage Poiscaille.




Perso, je prends soin de ma face de manière très aléatoire, et j'ai constaté que ma peau réagit très mal au savon et à l'eau trop chaude. Du coup j'y vais doucement.

Dans le doute, quoi qu'il arrive, mise sur la douceur. Une peau décapée va très mal réagir, devenir grasse, ... Donc vraiment j'insiste, mieux vaut des produits doux !

Les oreilles, grandes oubliées

On parle peu des oreilles, et pourtant il est temps !
La France a interdit les cotons tiges depuis le début de l'année, parce que trop polluants. La Belgique commence également à s'interroger sur ce sujet.

A la maison, on utilise des cure oreilles en bambou. Ce petit objet a beaucoup d'avantages : il est réutilisable donc plus de déchets, mais surtout il ne repousse pas le cérumen au fond de ton canal auditif. Que du bon, quoi.
Bon, faut apprendre à avoir le coup de main, mais vraiment c'est bien pratique. Tu pourras même faire des bougies avec le cérumen récolté ou pas



Voilà Poiscaille.
C'est un article un peu décousu et écrit à l'arrache, mais j'espère qu'il te sera utile !

Prends soin de ton corps comme s'il était le tien, et à bientôt !

jeudi 1 juin 2017

Message à caractère informatif - Arrête de faire pipi debout, Poiscaille !



Ceci est un message à caractère informatif pour les personnes pourvues d'une vulve.


Salut Poiscaille !

Tu te demandes sûrement ce que j'ai encore été pêcher comme info bizarre. Alors, pour faire court, je suis tombé sur une info un peu spéciale concernant nos habitudes aux toilettes.

Tu l'as sûrement déjà fait, donc ça devrait te parler : une petite tripotée de scientifiques ont analysé notre habitude de faire pipi sans toucher le bord de la lunette des toilettes. Mais si, toi-même tu sais, ces moments où tu te retrouves dans des toilettes sales, où y'a pas assez de papier pour recouvrir la lunette de PQ, et que tu te retrouves à faire du sport uniquement pour te vider la vessie.

Cette technique s'appelle le Crouching en anglais, et est pratiquée par 85% de personnes. Et ces petits malins de scientifiques, ils ont mesuré la pression abdominale qu'il fallait pour faire pipi dans cette position. Résultat : en crouching, la pression abdominale demandée pour faire pipi est plus élevée qu'en position assise, et le débit urinaire est réduit de 21%.



Or, une vessie "mal vidée" peut entraîner des cystites, ou d'autres infections urinaires. De plus, une tension plus forte sur les chiottes peut provoquer une diverticulite, un AVC ou une crise cardiaque ! Et quand on sait que les personnes porteuses de vulve ont une vessie plus petite que les autres, à cause de l'utérus, des ovaires, etc., ben c'est normal qu'on passe plus souvent aux toilettes. Raison de plus pour bien se vider la vessie !

Moralité, autant faire comme les 12% de femmes* qui s'asseyent tranquilou sur la lunette, après avoir tout recouvert de PQ...
*"femmes" selon l'étude hein




Tiens d'ailleurs, à ce propos, le Docteur Gerba dit Dr Germ, bactériologiste, a un point de vue sympa là-dessus. En effet, selon lui, les toilettes seraient plus propres que... le fond de notre sac à main !

Eh oui, les bactéries sont partout. Car voilà, Poiscaille, pendant que tu fais de la voltige au-dessus des toilettes pour éviter de toucher la lunette avec la peau de tes fesses, bien souvent, ton sac il est... par terre. Exposé aux gouttes expulsées par la chasse d'eau, aux germes présentes sur le sol, etc. Et une fois faite ta petite affaire, tu prends ton sac en main, entrant en contact avec ces germes et bactéries. Et tu vas te toucher le visage ensuite (paraît qu'on le fait toustes au moins 5 fois par minute)...

La différence entre des toilettes publiques et ton sac, c'est que y'en a un des deux qui est normalement nettoyé à la javel. Résultat, à moins que tu ne récures ton sac tous les jours, y'a de grandes chances pour qu'il soit un nid grouillant de choses microscopiques pas cool. 

("Ne touchez jamais le fond d'un sac à main de femme. Un tiers d'entre eux contiennent la bactérie coliforme.")

Bref, tu l'auras compris, il vaut mieux faire pipi assis.e, histoire de bien se vider la vessie. Ce n'est pas parce que tes fesses touchent la porcelaine qu'elles vont forcément être assiégées par des microbes, au contraire. Et tant qu'à faire, trouve-toi un sac à main qui passe en machine...

Des bises, Poiscaille !


Pour aller plus loin (Attention contenu cissexiste):




lundi 1 mai 2017

Y'en a marre - Va chier avec ta tolérance !



La tolérance. Ce mot qu'on utilise partout, de plus en plus, pour montrer qu'on "accepte les différences", qu'on est "pas raciste", "pas homophobe", etc. Mais la tolérance, qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce que c'est, sinon mettre une barrière, une position d'infériorité à celleux qu'on "tolère" ?

T'es pas d'accord, Poiscaille ? Alors laisse-moi te citer cette splendide citation d'Albert Jacquard, philosophe, généticien et biologiste émérite :

"Tolérer, c'est accepter du bout des lèvres, c'est bien vouloir, c'est, de façon négative, ne pas interdire. Celui qui tolère se sent bon de tolérer, celui qui est toléré se sent doublement méprisé pour le contenu de ce qu'il représente ou de ce qu'il professe et pour son incapacité à l'imposer. L'intolérance, auto défense du faible ou de l'imbécile, est certes une marque d'infantilisme, mais la tolérance, concession accordée par le puissant sur de lui, n'est que le premier pas vers la reconnaissance de l'autre ; d'autres pas sont nécessaires qui aboutissent à "l'amour des différences"."

Éloge de la différence : La génétique et les hommes


Les mots sont importants, et ces citations le montrent bien, en décortiquant le sous-entendu de la tolérance. Tolérer, c'est accepter en se laissant une réserve. C'est autoriser la différence en y mettant un bémol, une hiérarchisation entre le toléré et le tolérant.
C'est aussi se dédouaner, se montrer bon, un peu comme après une confession. C'est si flatteur de se sentir tolérant. Mais le mépris est là, fort, dédaigneux, hautain. La définition donnée par Le Larousse est sans équivoque : tolérer, c'est considérer avec indulgence quelque chose, un comportement, ne pas le punir, le laisser passer.

C'est étrange, parce que, quand j'étais jeune, dans les années '90, on parlait de respect. Ce vocable était dans les chartes de nos classes, de nos Clubs, dans les discours, dans la culture, la musique, les médias. Au fil du temps, le respect s'est mué en tolérance. Tu la sens venir, la grosse arnaque ?

Tu penses peut-être que c'est pas grand chose, cette nuance sémantique. Que le choix des mots n'est pas bien grave, du moment que y'a un bon fond derrière. Pourtant, la langue française regorge de synonymes, de définitions, de vocabulaire. Cette langue est riche, et nous permet de faire passer des messages au plus près de nos pensées. Pourquoi s'en priver ?

Et surtout, il y a le vécu. Toute ma vie, je me suis sentie "toléré.e". A l'école, parmi mes "ami.e.s", aux scouts, en famille, ... Toute ma vie, je me suis sentie "acceptée sous réserve". Seul.e.s quelques personnes m'ont respectée. En les côtoyant, j'ai enfin senti la puissance du respect, de ses implications, de sa définition intrinsèque, mais aussi de la violence arrogante de la tolérance.

Ce sentiment d'être toujours mal venue mais on-n'a-pas-le-choix-faut-se-la-coltiner, d'être évitée "avec tolérance", il ne m'a jamais vraiment quitté. Toute mon enfance, mon adolescence, ma vie de jeune adulte, j'ai eu l'impression de n'être jamais assez bien pour que les autres m'acceptent à part entière, de tout mon être.

Tu vas me dire que ça n'a pas grand chose à voir avec la tolérance, que ces gens n'étaient que des hypocrites. Et t'aurais raison. Cela dit, cette sensation d'être comme un cheveu dans la soupe, on me le faisait avaler sous de grands principes d'amitié, d'acceptation doucereuse. "On est toustes pareil.le.s". La belle blague. La tolérance, c'est ça. Une belle blague.

Alors, si tu veux émettre des idées d'adhésion à la différence, sans préjugés ni jugements, parle de respect. De bienveillance. De considération de la différence dans sa beauté et sa diversité. J'en ai marre de voir les gens clamer leur tolérance comme s'ielles étaient des grands sages, magnanimes, clairvoyant.e.s. On n'est pas "toustes pareil.le.s". On est "toustes différent.e.s". Allez chier avec votre tolérance et vos bons sentiments guimauve débordants de miel.
On demande votre respect. Pas votre condescendance.